Depuis 3 ans, la semaine Kaléidoscope réunit 1 600 élèves de BAC+4 de Grenoble IAE-INP, UGA. Pensée comme un temps fort de décloisonnement, elle favorise les mélanges entre écoles pour croiser les regards et créer des rencontres transformantes.
En janvier 2026, dans le cadre de la semaine Kaléidoscope, 4 enseignantes et 14 intervenants ont embarqué 60 élèves pour explorer les transitions sur 3 jours et demi au sein du parcours “Inspire, Imagine, Impacte : explorations vers un futur désirable”.
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Un parcours ambitieux et participatif, articulé autour de trois objectifs :
Suivant la thématique du “U” présente dans les films, les professeurs ont habillé l’expérience The Week de nombreuses activités pour permettre aux étudiants de se projeter vers un futur souhaitable.
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Béatrice Le Moing, enseignante en entrepreneuriat, découvre The Week en 2023 par un groupe d’amis.
"C'était la première fois que je voyais des choses joyeuses sur ces sujets-là."
Elle en parle à Marie-Hélène Bihr, Directrice Adjointe Développement Durable, Responsabilité Sociétale & Transitions, qui teste l'expérience à son tour. La décision est rapide : dès la rentrée suivante, The Week entre dans le programme. En 2026, c'est la 6ème édition.
"Pour commencer, je trouve que c'est le meilleur outil. Il est très abordable. Il donne une vision systémique des défis environnementaux : on parle de climat, mais aussi de biodiversité et de pollution. Et nous, les enseignants, on peut l'habiller de plein de choses. C'est d'ailleurs ce qu'on s'est amusés à faire sur 3 ans.", souligne Béatrice
"L'expérience est toujours différente, mais le résultat est à chaque fois positif. On ouvre des discussions, on va vers le mieux. Cela nous permet aussi d'être dans des positionnements différents avec les étudiants et c'est très précieux.", ajoute Marie-Hélène Bihr

“Le premier jour, on se cherche, les gens ne sont pas toujours à l’aise. On ne peut pas prévoir, si ça prend ou non”, nous rappelle Béatrice.
Le premier épisode The Week marque une descente dans le U : le film expose les enjeux environnementaux actuels et les défis qui nous attendent.
A l’issue de cet épisode, les élèves sont invités à se reconnecter avec eux-mêmes pour mieux se connaitre grâce à un atelier sur les émotions. Les étudiants accueillent ce qui se passe en eux et s’en inspirent, à travers des espaces de yoga et de méditation.
L'épisode 2 questionne nos mécanismes de société et esquisse des sources d'espoir.
Les étudiants rencontrent ensuite des témoins proches de leur univers (des figures locales ou proches de leur âge) pour mieux s'identifier et se projeter.

Au programme : visite du marché d'intérêt national de Grenoble, rencontre avec un traiteur engagé, découverte d'une champignonnière urbaine, visite du Pôle R sur la circularité.
Et pour se reconnecter au vivant : une marche du temps profond ou une visite du campus (le plus grand refuge LPO de l’Isère), animée par la Ligue de Protection des Oiseaux.

“On sent l’énergie qui monte, on sent les rires qui viennent, on sent les gens qui commencent à aller les uns vers les autres. On n’est plus profs, on est embarqués dans l’aventure de la transition, il n’y a plus d’histoires d’âge, il y a juste une histoire d’envie.”, souligne Béatrice Le Moing.
L'épisode 3, centré sur les solutions vers un futur souhaitable, permet aux étudiants de remonter en énergie.
Un atelier en sous-groupes pour imaginer ce futur, une rencontre avec Pauline Magnat, directrice générale de The Week… et une clôture en beauté avec un atelier chorale très réussi.
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J'en ressors une personne un peu différente. Je connaissais déjà l'urgence face à la crise climatique mais j'étais plutôt pessimiste. Aujourd’hui, j'ai énormément d'espoir face à l'avenir, je me rends compte que je peux agir, que tout n'est pas perdu, et que plein de gens s'engagent déjà. Ça m'a donné l'envie et des idées pour agir. De plus, j'en retire certaines leçons sur moi-même, l'importance de prendre soin de moi (avec l'atelier méditation), et la prise de conscience de la beauté dans ce qui nous entoure.
Il ne m’a pas manqué grand chose donc je profite de cet espace pour vous dire merci. Un vrai merci. Cette semaine était vraiment une expérience bouleversante, pleine d'humanité et de bienveillance à un moment où on en avait (je pense) pour la plupart besoin. Je suis quelqu'un de très émotionnel, ce parcours m'a tellement parlé en passant par la voix du cœur. Je me lève le samedi matin en me disant que je ne suis plus le même qu'il y a quatre jours. Une étincelle s'est allumée en moi et l'espoir brille plus fort. Donc merci. Merci pour votre bienveillance et votre humanité. Je suis plein de gratitude pour ce que j'ai vécu. Merci pour de vrai et avec le cœur.
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Le contenu et un parcours en “U” plebiscités
“J’ai plus appris en une semaine sur la transition écologique qu’en plusieurs cours qu’on pouvait nous donner”. Tao Grosjean, étudiant en 2ème année à l'Ense3
”Tout le processus de The Week est hyper bien fait et du coup, ça nous porte très rapidement à travers le projet.” Nathan Roux, étudiant en Master 1 à Grenoble IAE
“On a vraiment le temps de réfléchir entre chaque vidéo et le fait qu’on ait ce petit débat à la fin pour que chacun puisse s’exprimer et remettre en perspective ce qu’il vient de voir, j’ai vraiment trouvé cela très intéressant”. Leane Delettre, étudiante en 2ème année à l'Ense3
“Suivre le format de 3 épisodes dans un temps resserré, c’est vraiment puissant. Les héros ont fait des choses incroyables mais c’est pas extraordinaire. On peut se projeter avec eux.“ Marie Hélène Bihr, Directrice DDRS&T
Des expériences qui poussent à l'action

“Je dirais que c’est vraiment hyper inspirant, ça donne vraiment envie de s’engager, de trouver des solutions”. Emie Lanusse, étudiante en 2ème année à l'Ense3
“Moi j’ai beaucoup aimé l’approche. Ce n’était pas trop plombant. C’était un peu un déclencheur et là je me suis dit, il faut que tu te bouges.” Mélina Delsant - De Grandis, étudiante en 2ème année à l'Ense3
“A la fin de la semaine, ça m’a donné envie de m’engager, ça m'a conforté dans mon idée de trouver une entreprise qui me correspond et qui partage mes valeurs”. Nathan Roux, étudiant en Master 1 à Grenoble IAE
Portées par des enseignantes très engagées
“J’ai vraiment été marquée par des témoignages de jeunes qui très très tôt donnent du sens à leur parcours. C’est à 45-50 ans que je me suis posée ces questions là. Ils sont très en avance par rapport à mon parcours et ça ça me donne énormément d’espoir et ça me donne encore plus envie de les aider”, souligne Béatrice Le Moing.
“On n’est pas juste dans les informations et le constat. On est aussi dans l’approche par les émotions et donc ça embarque beaucoup plus. Les étudiants parlent de la meilleure expérience qu’ils ont eu en cours. C’est réconfortant, ça nous donne de l’énergie et on a l’impression que ça leur en donne aussi à eux. Et c’est pour ça qu’on le fait”, ajoute Marie-Hélène Bihr.

